Peter Bácsay

Photo©NathaliePallud
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Peter Bácsay, Peintre hongrois, né à Seregélyes en 1946.

L’ensemble de l’œuvre de Peter Bácsay est une étonnante alchimie entre rêve et réalité. On découvre une galerie de nos chimères, un miroir de nos rêves ou fantasmes. Beau métier, c’est ce qui frappe d’emblée. Belle matière, fonds préparés avec une grande connaissance de leur potentiel lumineux et de leur capacité expressive. Puis vient s’ajouter la finesse de la suggestion de la couleur vue par un dessinateur.
De ce dessin, Bácsay figure les choses de la vie, les gens, leur moment, leurs humeurs, leurs rencontres. Le dessin joue le rôle
clé, apparu, disparu, énervé, retouché, affirmé, grignoté, imposé.
Son impulsion anime jusqu’aux fonds très travaillés, morcelés, découpés, triturés en vue de rendre perceptible l’espace. Le travail de Peter Bácsay peut être comparé à l’action d’une érosion sur la matière. Son action s’effectue par frottement, comme pour produire une inflammation de la surface picturale.
Dans l’érosion, le papier et la peinture sont usés. Cette érosion de la peau, de la chair picturale, s’accompagne de la perte de la substance superficielle. C’est précisément une action d’usure et de transformation que la main de l’artiste fait subir à l’écorce de l’œuvre, pour atteindre l’âme. L’entaille superficielle devient une éraflure, se transforme et révèle l’écorchure. L’alchimie agit.
C’est de l’huile, mais la matière semble crayeuse, chargée de blanc dans les terres naturelles et vertes, Les ocres pâlis, les blancs de coquille à variations multiples. Peter Bácsay transforme les atmosphères jusqu’à leur faire rendre l’âme. Une âme douce, aux vibrations de pastels, au dessin tout en écho.

Jean-Bernard Hofmann

Photo©NathaliePallud
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Diplômé de l'Ecole cantonale des Beaux-Arts de Sion en 1994, Jean-Bernard Hofmann nous montre aujourd'hui un travail artistique riche et varié.
Toujours figuratif, avec une patte résolument classique, il sait être inventif. C'est avec une grande liberté et beaucoup d'habileté qu'il met les techniques modernes de l'électronique et de la mécanique au service de son outil de prédilection qu'est le pinceau. Dans des thématiques traditionnelles, joyeusement idéalistes, ses créations vont au delà du simple rendu photographique en redonnant à la main humaine la possibilité de sublimer une image devenue banalement parfaite avec les progrès du numérique. L'artiste fut localement médiatisé par une série d'interventions sur les panneaux du chantier de la Matze à Sion en 2013. Depuis il a honoré diverses commandes dont la Crèche de Noël au Temple de Montana, la valorisation du stand de la Romande Energie au Paléo Festival de Nyon 2014 ou les portraits des 54 vainqueurs de l'Open de golf de Crans-Montana en 2016. Jean-Bernard explore aussi le monde de la sculpture en assemblant des morceaux de ceps de vigne pour former un dragon, des vaches ou des morilles...

Chiara Bertin

Photo © Nathalie Pallud
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Chiara Bertin est née en 1985 à  Sant'Angelo Lodigiano en Italie.


Artiste visuelle, à fait des études d’Arts Appliqués à Florence et à Venise, puis d’Arts dans la Sphère Publique à Sierre, où elle vit aujourd’hui.

Elle s’approche du monde artistique très tôt, grâce à l’influence de son grand père, artiste et artisan de Venise. Depuis 2010, Chiara développe une activité artistique mettant en relation son expérience de vie et ses voyages, considérant le nomadisme non pas seulement comme un mode de mobilité physique, mais comme une forme de pensée. Le monde féminin est particulièrement représenté dans son travail: Chiara crée des projets concernant la mémoire historique des femmes et soulève des questions en relation avec la construction des savoirs féministes et le fait d'être née femme, en fonction du contexte politique ou culturel. À travers des formes variées de production - vidéo, photographie, édition, installation, dessin, intervention in situ - elle a présenté ses œuvres internationalement dans des galeries et des institutions, tout comme des espaces alternatifs, parmi lesquels le Festival International d’Art Vidéo du Musée d’Art Contemporain de Buenos Aires (2012), le Cologne International Video Art Festival IX (2013), La Fabbrica del Vapore de Milan (2014), le Musée d’Art Contemporain de Thessalonique (2015), le Musée d'Art Contemporain d'Anvers (2017) et le Musée d'Art du Valais (2017). Chiara a développé plusieurs projets lors de résidences artistiques, et a gagné de nombreux concours de formation et de mobilité artistique, parmi lesquels Movin’up Giovani Artisti italiani (Espagne, 2012), la bourse MIP de la Fondation Cariplo (Espagne, 2013), la résidence artistique offerte par le Festival d’Art et Culture De Kaaij (Pays-Bas, 2014 - 2015), et finalement la Bourse d’excellence de la Confédération suisse pour chercheurs et artistes étrangers (2016 - 2018).

Palmi Marzaroli

Photo © Nathalie Pallud
Photo © Nathalie Pallud

Palmi Marzaroli est né en 1962, à Vevey, en Suisse. 

 

Très tôt il fut attiré par le monde pictural et après avoir travaillé diverses techniques, huiles, craie grasse et collage, il eut une révélation. Alors qu’il était dans son atelier, une bouteille d’encre se renverse, la couleur se répand, la matière l’attire et il commence à la façonner, inventant ainsi un nouveau procédé pictural. L’encre est une matière difficile à appréhender, en la peignant trop vite, l’artiste n’obtient pas de réponse mais s’il la manipule trop lentement, elle sèche et il perd alors toute interaction. Dans ses œuvres, des dizaines de couches d’encre sont nécessaires afin de parvenir au résultat escompté. Contrastes de couleurs, traits discontinus et cassés, larges touches dont les formes tourmentées se dissolvent engendrant des turbulences, atmosphères sombres, tendues, angoissantes parfois même inquiétantes, les œuvres de Palmi Marzaroli, nous rappellent celles des grands expressionnistes tels que Munch, Kokoschka et Kirchner. Ses références ne se limitent pas à la peinture et il affectionne la littérature et la musique, notamment les écrits du philosophe allemand Arthur Schopenhauer et les œuvres du compositeur Jean Sibelius. La fidélité de la représentation ou l’idéalisation n’est pas ce qu’il recherche, c’est l’aspect plastique et le spectre chromatique que préfère l’artiste italo-suisse. Ses toiles nous frappent par leur charge émotive et la sincérité excessive de leur message. Palmi Marzaroli a gagné plusieurs prix internationaux et a participé à de nombreuses expositions en Suisse mais également à l’étranger : en France, en Italie, en Suède et aux Emirats arabes unis. Ses œuvres sont visibles en permanence à la galerie d’art Plexus Palace de Montreux, société CRARTrading SA, qui représente l’artiste. Des expositions en Suisse, en France et à Dubaï sont en cours de préparation pour les années 2018/2019.

Katerina Samara

Photo © Nathalie Pallud
Photo © Nathalie Pallud

Katerina Samara née en 1988 en Grèce, vit et travaille entre Sion et Athènes.

 

 Elle a grandi entourée de la broderie et des histoires de famille, y compris l’histoire récente de son pays. Par conséquent, le fil est souvent utilisé comme liant matériel et figuratif de sa recherche. Son travail artistique est issu de la mémoire personnelle, les histoires de famille et leurs projections sur l’identité personnelle ou collective. Elle réalise des photos, des vidéos, des installations éphémères ainsi que des événements participatifs et pluridisciplinaires.
En 2012, elle a obtenu un diplôme de l’Ecole de la Photographie et Arts Audiovisuels à Athènes. Ensuite, elle  s'est installée à Sion, où en 2014 elle a achevé un master en art visuel (Master of Arts in Public Spheres) de l’Ecole Cantonale d’Art du Valais (ECAV). Dans le cadre de son master, elle a reçu le prix de la Ville de Sierre. En 2015-2016 elle a occupé l’atelier Tremplin au centre artistique et culturel de la Ferme-Asile, à Sion, soutenu par la Fondation Bea pour Jeunes Artistes. Depuis 2016, elle est membre active de Visarte Valais. En 2017, elle a accomplit également une formation continue en communication et marketing, auprès du Centre Valaisan de Perfectionnement Continu de Sion.

Jean-Claude Rouiller

Photo © Nathalie Pallud
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Jean-Claude Rouiller (1939 - 1980) est né et a vécu à Martigny
.  

 

Il a suivi les cours de l’Ecole des Arts et Métiers de Vevey et a exercé durant quelques années la profession de décorateur-étalagiste avant de se consacrer uniquement à la peinture dans son atelier du Sommet-des-Vignes dès 1969.

Il fut membre de la SPSAS / GSMBA ( Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses) devenue VISARTE, tout d’abord de la section vaudoise, puis membre fondateur de la section valaisanne.

De nombreux voyages d’études l’ont conduit en Italie, France, Tunisie, Hollande, Allemagne, Grèce, ex-Yougoslavie, Malte, Sardaigne, Majorque et aux USA.

Sur le plan artistique, il s’est manifesté essentiellement par la peinture, le dessin, l’illustration, le relief et la tapisserie. 

Il a également exercé une activité pédagogique en recevant des enfants dans un « atelier de création libre » durant plusieurs années.

Jean-Claude Rouiller a participé, de 1964 à 1980, à plus d’une trentaine d’exposition collectives en Suisse et à l’étranger.

 Enfin, un livre consacré à la carrière de l’artiste a été publié en 1981 par les éditions Rotten-Verlag à Brigue.


Loïc Zanfagna

Photo © Nathalie Pallud
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Loïc Zanfagna est un artiste valaisan né en 1988. 

 

Il commence en 2005 sa formation à l’EPAC de Saxon où il obtient son Bachelor. Il poursuit ensuite ses études à l’académie des beaux arts de Cracovie. Son travail de Master sera exposé à la Triennale internationale de cette même ville. En 2013, il obtient un atelier à la Ferme-Asile de Sion. L’année suivante, il entre dans l’association professionnelle suisse des artistes visuels, Visarte. Depuis 2008, Loïc Zanfagna expose régulièrement son travail de peinture, en Suisse et à travers l’Europe. Il participe également à de nombreux projets créatifs et pédagogiques. En plus de son activité de plasticien, il travaille comme enseignant en art visuel et a repris des études en art-thérapie.

La peinture de Loïc Zanfagna mélange autant les style et les genre que les techniques. On y retrouve de la peinture, de la craie, des encres, des collages qui s’y côtoient dans un chaos festif. Les thèmes varient entre littérature, philosophie, mysticisme, histoire, cinéma, pop culture, internet et jeu-vidéo. Autant d’univers variés se réunissant dans un nouveau paradigme bariolé qui invite au voyage, au questionnement, à la découverte insatiable et démesurée.